La cité étant assiégée depuis de nombreux mois par les anglais¹, la situation de la bastide de Puycelsi semblait sérieusement compromise.
Les assiégés eurent une idée pour mettre fin au siège : Tous les jours, ils promenaient sur le chemin de ronde, un petit cochon (toujours le même) et l'asticotaient avec une pique ou hallebarde.
Un stratagème destiné à faire croire aux anglais, que les réserves de la cité étaient suffisantes et importantes.
Certains que les assiégés avaient encore de la nourriture suffisante pour tenir bien longtemps, on raconte que les anglais dépités levèrent le camp.
Une sculpture orne le portail de l'église Saint-Corneille pour commémorer cette victoire, peut-être honorer ce seul petit cochon qui sauvât la population.
La légende ne dit pas si le petit goret n'a pas servi de plat de résistance lors du banquet qui a dû être organisé, une fois les assaillants partis.
Un autre hommage aux gorets est à noter en Occitanie, là, c'est un autre siège, celui de Carcassonne par Charlemagne.
On raconte que "Dame Carcass ou Carcasse", fit se goinfrer l'un des tout derniers cochons avec les derniers grains aussi pratiquement.
Là où le son avait décidé les anglais à lever le siège, ce fut plus visuel et spectaculaire. Le goret farci fut expédié illico par-dessus les remparts, laissant éclater au grand jour son estomac garni.
Ce qui semble-t-il eu le même résultat qu'à Puycelsi, car le siège fut levé fissa !
(1) J'ai pris les anglais, mais Puycelsi a résisté plusieurs fois au cours de son histoire, notamment aux hommes du Vicomte de Monclar, aux anglais pendant la guerre de cent ans ! Et même aux guerres de Religion. Si un historien est dans la place ? Avec plaisir pour compléter cette intéressante légende.
On a trouvé quelques précisions sur le web local : Le blog de Puycelsi

"Trois articles sur Puycelsi."
