Grève des dockers Haaaa M….

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Je suis heureux de vivre aujourd'hui au bord d'une grande rivière comme le Tarn, mais la mer, et surtout la Méditerranée, Ma ville aussi, me manquent parfois. Avec les grèves actuelles, mes pensées s'échappent vers le port de Marseille et l'histoire de mon grand-père...

J’adorais mon grand-père maternel, l’autre était un peu moins sympathique mais bon finalement c’est allé et j’ai fini par l’apprécier. Pour en revenir au premier, donc à Dominique Nicolas Félix Pierre, pour moi pépé Pierre, et Pierre ou Pierrot pour les autres, c’était chez lui que je passais souvent mes week-ends, chez lui et Mamie, que j’adorais aussi.

Je ne me lassais pas d’écouter leur histoire, nés tous les deux avant la Grande Guerre, ils en ont vu de toutes les couleurs. Un, deux même, purs ouvriers, même si Pierrot était né dans une grande famille bourgeoise qui l'a simplement délaissé dès l’enfance, direction le pensionnat.

Donc voilà mon grand-père, au travail très jeune, 36 métiers, 36 misères comme disaient les vieux dictons. Et parmi ces métiers, celui de docker !

J’ai donc eu très jeune l’histoire du port de Marseille, de ces fameux dockers marseillais. Un grand-père qui tous les jours descendait dès l’aube à fond de cale, comme de nombreux autres, à l’échelle, non mais. Un sac de près de 50 kilos sur le dos ou l’épaule.

Elle n’était pas facile la vie dans ce temps-là, mais il me racontait ces souvenirs avec le sourire, y compris ces grèves, la force du syndicalisme, et bien entendu ses manifestations et affrontements avec les forces de l’ordre. Pas de LBD, de flash-ball, de grenades fumigènes ou de désencerclement, rien qu’une bonne castagne et quelques coups de matraque, ha, le bon vieux temps.

A noter : Tout en distribuant donc quelques tartes mon grand-père était un as pour en préparer de succulentes aux pommes, avec une fine couche de confiture… Mais ceci est une autre histoire.

 

 

 

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